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Ce soir, je sens la brise légère qui souffle sur mon visage. Assis sur les Champs Elysées, je regarde les gens passer et je pense à vous, heureux d'être là.

A vous, mes amis. Vous, si chers à mon coeur.

Même si j'ai tant de mal à trouver les mots justes pour vous dire combien je vous trouve merveilleux, quelle part de joie et d'espérance vous m'apportez chaque jour que je vis.

Et rien que pour cela, je sais que je ne vis pas en vain.

Vous m'êtes précieux, amis. Vous me rappelez la beauté quand je l'oublie. Et je vous suis reconnaissant pour cela. Vous me laissez parfois vous en indiquer le chemin. Et je suis heureux de pouvoir vous donner quelque chose.

C'est étrange, mais je crois que ce sont vos blessures qui vous rendent plus sensibles que d'autres à la beauté de la vie, aux merveilles que l'on y rencontre. Chacun de nous s'est frayé son chemin, souvent avec difficulté, jusqu'à son propre paysage du bonheur, ou bien de la beauté à défaut de bonheur.

Mes amis. Au-delà d'un mot vague, je ne vois que des êtres singuliers, uniques. Vous êtes mon sang, je puise en vous ma croyance, parfois sans que vous le sachiez. Certains d'entre vous ne voient parfois en eux-même que la cause de leur souffrance, injuste. Certains portent presque tout le temps ce poids quand ils regardent autour d'eux ou en eux-mêmes.

Peu m'importent vos autres côtés, sombres, désespérés, ou violents. Ou plutôt, ils m'importent, mais je les ignore. Parce que vous ne m'en parlez pas, parce que vous avez honte ou que vous préférez garder pour vous cette part d'intimité. Ou peut-être que je me fais des idées. Auquel cas, veuillez me pardonner.

Cette part sombre et menaçante, je l'ai en moi, aussi. Un jour peut-être, si j'en trouve le courage, je la dirai. Et si je découvre comment faire, j'apprendrai à vraiment vivre avec elle, à ne plus la considérer comme une ennemie. Certaines choses sont plus difficiles à apprivoiser que d'autres.

Ce soir j'aurais voulu vous serrer dans les bras. Tous. Vous dire combien je vous aime, combien je tiens à vous. Combien je vous admire, chacun d'entre vous, pour la force que vous trouvez quelque part en vous, malgré tout.

Et j'ignore beaucoup de vos douleurs, et je passe à côté de pas mal de vos joies, mais je suis heureux et honoré d'être, peut-être, qui sait, malgré tout et si vous le voulez bien, votre ami.

Et s'il est vrai que certains d'entre vous m'ignorent et que d'autres me soient encore inconnus, alors à vous aussi, mes amis fantômes, je voudrais vous transmettre ce que j'ai de meilleur en moi.

Sincèrement et avec tout mon coeur,
Merci !


Ps : voici la chanson du film de Ghibli, Les Contes de Terremer. Elle est interprétée par Aoi Teshima. Et je crois qu'elle correspond parfaitement à l'esprit de ce que je ressens.

http://www.radioblogclub.com/open/125476/aoi_teshima/Teshima%20Aoi%20-%20Teruu%20no%20uta