Lorsque la Merveille entre dans ma vie pour en ressortir l'instant d'après, je me rend compte qu'il ne me reste plus que la douleur de son absence. Autant j'ai pu le supporter auparavant, n'ayant jamais éprouvé sa présence, autant après coup seule la douleur est réelle. Une absurde douleur. Constatation de la profonde humanité au centre de cette Merveille qui vogue selon ses vents capricieux et incontrôlables.

Il ne reste plus qu'un rêve, la fragrance d'une rencontre manquée. La faute à la vie, la faute aux coïncidences ratées. La faute à moi. Et la seule question qui reste désormais est : comment expier cette faute ? Comment continuer d'avancer ? Et il faut prendre ces décisions et trouver le courage d'aller de l'avant alors que toutes les couleurs ont viré au gris et tous les goûts au fade, et avec le sourire en plus, sinon on accable de culpabilité, enfermant d'autres de par notre faiblesse, nos rêves qu'on savait pourtant impossibles mais qu'on ne pouvait s'empêcher de rêver, tant ils étaient doux...

C'est la vie. Je n'ai pas le choix. C'est ça où mourir...