dgrverrances

Lieu de mes textes et de mes voyages. dgrv

14 octobre 2009

De la Souffrance


De la Souffrance à l'état brut


J'ai perdu le chemin du retour

et le temps de mourir est passé

mot tableau de ce monde d'horreur

chaque étoile qui meurt m'a blessé


chaque vie que je souffre émeut l'âme

et les mots qu'on connaît sont passés

mais venir pour tenir l'ombre flamme

facile être à ton corps enlacé

à ton corps embrassé

à ton corps engoncé dans l'amour

effacé à ton corps d'éphémères blessés

d'os brisés à ton corps oublié dans la Terre

à ton corps cadavre d'or couvert adoré dort


À TON CORPS DE SOUFFRANCE QUE J'AIME ET ADORE 

et que ne cesse de dire

et que ne cesse de rêver

et qu'à jamais



trouble coeur perfusion de méthane

suit l'instinct du désir d'Être aimé et mia erre ta mertume


la fatigue d'alcool vague à l'art

sans plosion

pas d'ex/plosif 

sans amour extincteur

sans fibrodouleur, ingénieur accrocbaume

trapéziste moureur et fleur de sel de bleus d'erreurs mortelles et des feux en moi sans foi ni 

rien

et encore

toujours

finalement

rien



tentative de vivre sur mille palliers

et une nuit

mille errances d'arcade, perdu

et une de gagné


dans l'infini Borgès

librairie Monstre

et derrière le rideau, Méta taudis de fer

paradis de l'enfer

Métaparadis va te faire...



Da la Souffrance pure et de son raffinement


La violence étiolée s'attache

à subir

vivre étreinte


seule et douloureuse

creusant sa tombe de sangle sanglots

construit tout doucement

belle et paresseuse

un sens étrange animée de sueur animale

glissante torpille


C'est d'un rêve qu'il porte le coup fatal


Et brisant l'élan, toujours tu croyais descendre d'Adam et Eve et finir auprès d'un Esprit

Et la Souffrance fut. Solitaire appui, unique preuve d'existence. Ressenti étrange.


Et Dieu vit son oeuvre. Et il fut content. Et il souffrit. Et l'Homme dieu

ou le Di-Om

rêva

cauchemar éveillé

de les éventrer tous

de leur arracher la tête

ou le coeur

mets de choix

et pluie de torrent, l'Homme se souvint de ce jour à venir

où tout a été mort

et rien ne va ternir

la pureté cristal

d'un Pierremonde à la conscience trop étale

pour vivre, concentré, vivre de douleur si intense que rien ne reste que de détruire TOUT DE TOUT DE TOUT et de l'ensemble infini de cette chose qu'on appelle l'âme du monde



Et nulle âme

à ton corps adoré

adhéré désormais montagne et plate cime

ne rêve que ce reste

et sans toi désormais

la souffrance s'arreste

à ton corps démembré



Définition Absolue de la Souffrance



J'aime


 

Posté par dgrv à 04:39 - Poésie - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,


23 décembre 2008

Loop

Death is a dream
Its golden wings sweep swiftly through despair
And an army of Men who mistook them for hope
Walks in eternal pain through the mirrors of time

Posté par dgrv à 06:01 - Poésie - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 avril 2008

Elles

Elles

Il y avait ce temps, des poèmes lointains
d'une plume élancée, je rêvais d'horizons
mais le plat de mes mots, l'illustré de mes vers
tout s'est désenchanté

Trop faciles, les mots que je dis
trop simples, trop précis
poète sans poésie et rêveur sans paroles
dans les cendres gît, vain, mon papier papillon

je ne suis plus qu'un pion
dont le coeur appauvri s'assèche à tous les vents
rêve, mais sans espoir, je suis las
j'ai perdu mon éclat, porté par l'horizon
coffre-fort sans substance et sans voix

Et pourquoi pardonner ? Parfois je veux mourir
d'avoir été quitté, parfois je crois sourire
et souvent je me tais
obsédé, obstiné, brisé dans mon élan
j'ai perdu la muse des mots et des ans

Posté par dgrv à 03:26 - Poésie - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1