Je n'ose pas encore vraiment parler de personnes que l'un de vous, mes lecteurs, serait susceptible de connaître. J'ai peur de froisser quelqu'un. Et puis après tout, je ne suis pas si divers que cela. je me répète souvent, et vous avez tous quelque chose en commun. S'extasier devant la beauté qu'a chacun de mes amis en soi serait un peu répétitif. Même si cette beauté est franchement différente en chacun.

L'imagination, l'inspiration m'ont manquées ces deux derniers jours. Je ne savais pas trop quoi écrire. A quoi bon écrire dans le vide ? Pourtant, ce désir d'écrire, d'avoir de la matière, me pousse régulièrement, lorsque mes filons mentaux s'épuisent, à relancer le cycle, à plonger dans les livres (j'ai lu quasiment deux bouquins depuis trois jours), à discuter de manière passionnée (ce que j'ai fait jusqu'à quasiment trois heures du matin cette nuit) avec une personne que je ne connaissais pas vraiment jusque là et qui m'a fait découvrir un pan de monde tout à fait nouveau.

 Quel délice !

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C'est là un cycle que je relance de manière fort régulière. Un cycle que j'ai appris à respecter. Je me rappelle encore de l'époque où je lisais 24h sur 24, sans me laisser le moindre interstice d'espace pour réfléchir, engranger ce que j'avais vécu si intensément. Enfin, à bien y réfléchir, je synthétisais tout cela en cours, ce qui expliquait entre autre pourquoi j'étais toujours dans la lune. Trop de matière. Elle demandait ardemment à être traitée, intégrée, écoutée...

Ainsi, il y a des moments où je peux parler facilement, où j'ai beaucoup de choses nouvelles à explorer, de terrains préparés à l'avance. C'est le point haut du cycle, celui où j'ai la matière et où il ne me reste plus qu'à en tirer le jus. Alors, je peux arriver à écrire. Puis, je me retrouve peu à peu au point où je suis incapable de parler, mais où écouter devient passionnant. J'aspire à tout ce que je peux découvrir de nouveau. Je lis, je vis, j'apprend.

Et tout cela est d'une intensité ! Toujours la recherche du mouvement, de la vitesse. Je pousse et pousse et pousse. Ma vitesse de croisière est une hâte assez violente à force d'exercice.



Hier donc, j'ai rencontré une jeune fille du nom de Clara. Mais comme je n'ose pas vraiment parler de qui que ce soit en particulier, je retiendrai mes mots aujourd'hui encore. Cela fait toujours plaisir, en tout cas, de découvrir quelqu'un de passionné et qui a en lui (enfin, elle) cette force positive de changement, cette foi en l'avenir qui ne facilite pas la vie, mais peut la rendre belle. Et en plus, un amour de la culture ! Sans parler de quelque chose d'extraordinairement scintillant dans les yeux.

 
Avant-hier j’ai longuement discuté avec Tu-Tho. Pour la première fois de ma vie. Et ce fut un plaisir merveilleux, je dois l’avouer.
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Ce genre de rencontres m’a terriblement manqué avant Louis Le Grand ! Je ne voyais personne vers qui aller pour ouvrir de nouveaux horizons à mon monde et sortir enfin de ma coquille ! Je me sentais enfermé dans un wagon que je n’avais pas choisi et qui me faisait terriblement chier ! Mon aspiration au partage, ma soif de découverte, de matière humaine, de passion d’être m’a tenaillée depuis toujours, mais j’ignorais ce qu’elle était. Je ne voyais personne qui pouvait l’assouvir, la partager.

 Jusqu’à Louis Le Grand, bien sûr. Mais cela est une autre histoire.



Avant de laisser ma plume, je voudrais souhaiter la meilleure des chances à tous ceux qui passent leur concours pour l'ens ou pour ulm (bien que je sois un peu en avance pour ce dernier) !