Mon nom est Rebecca

j’ai l’insomnie facile

elle se glisse chaque soir

au creux de mon duvet


lisse qu’exorcise les rêves, les fous

jour-le-jour, fatiguée, je me traîne

répétitive conscience pendue au plafond

mille pièces éparpillées aux cent coins de mon

appartement


D’un bout de mon lit

à l’autre de l’esprit j’erre

cage fermée, trappe à démon, je catch

je frappe le mur, le coussin

l’autre en face, le vide

jusqu’au matin petit

celui qui ne veut pas

lâcher l’affaire en cours et rêve sans fin

tandis que moi, j’ai cette faim de loup

de sommeil


Au fin fond de la nuit

Faut-il prier ?


Que ne sais-je m’accroche

prend tablettes et pilules

toujours plus proche du matin

j’attend la fin…